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Le Dernier Jour

 
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MessagePosté le: Jeu 13 Mar - 12:39 (2014)    Sujet du message: Le Dernier Jour Répondre en citant

C'est l'histoire bien triste, de la vie de jésus
Il se lève un matin, se lave les deux pieds
Puis sort sans chaussures, marcher droit dans la rue
Pas de bol le pauvre vieux, n'avait pas deviné,

Qu'en sortant de la sorte, il ne servait de rien,
D'enlever la poussière, pour se la recoller,
Aussi tôt, aussi vite, juste de bon matin,
Alors qu'il venait, de se laver les pieds.

Mais dieu ne s'inquiète pas, tout incarné qu'il est,
Il sait que très bientôt, il s'en retournera,
Et qu'alors se laver, ce sera terminé
Aussi pour le moment, il ne s'en soucie pas.

Il va voir juda, son ami confident,
Son plus proche conseiller, pour enfin s'assurer,
De la préparation, et de l'achèvement,
De leurs petites affaires, convenues en secret.

Mais juda fait la gueule, il se trouve mal payé,
Pour le service rendu, à son maître adoré,
C'est un banquier-comptable, et un bon s'il vous plaît,
Sacrifier un martyr, ça se doit bien payer.

Alors juda s'en va, ruminant il hésite,
A faire ce qu'il devrait, et pendant tout ce temps,
Le fils de dieu s'étire, embrassant au zénith,
Le plus beau des ouvrages, de son père tout puissant,

Dorant sous le soleil, il tombe face contre terre,
Et crie à ses apôtres, "Levez vous mes amis !
Vous qui voulez ce monde, il va vous falloir faire,
Mille et un sacrifices, apprendre à être honnis,

Lequel d'entre vous ne me reniera pas,
Lorsque je serais cloué, tout en haut de ma croix ?
Aucun je veux le croire, sinon mon cher juda,
Il est mon seul ami, je le sais c'est pourquoi

Je lui ai demandé, de me trahir cette fois.
Ne faut-il pas quelqu'un, pour endosser le rôle,
Du méchant malhonnête, qui abandonne sa foi,
Afin que du bon dieu, on répande la parole ?''

Mais les apôtres dorment, brisés par la chaleur,
Et seul juda entend, ce laïus bienvenu,
Qui entre en ses oreilles, et lui file droit au cœur,
Il se décide enfin, et va voir comme convenu

Ponce Pilate le romain, seigneur de la province
Il entraîne avec lui, toute une foule de juifs,
Qui crient si bien si fort, que bientôt ils l'évincent,
Et demandent à sa place, que l'on transforme en suif,

Le fils du bon dieu, le prophète malheureux,
Ponce Pilate en sortant, de son bain encore chaud,
Répond vite à la foule, ''je vous rendrais heureux,
Car me voilà lavé, sortant à peine de l'eau,

Où jésus a marché, je la changerais en sang,
Comme moïse le nil, pour le bien des hébreux,
En clouant sur une croix, votre ennemi maintenant,
Je vous ferais du bien, comme il en fit pour eux.''

Et jésus qui se roule, hurle à l'agonie,
Tout en haut de sa dune, il s'impatiente sans borne,
Et réclame les flammes, la corde et bien pis,
Il doit mourir maintenant, sans que personne s'endorme

Car tous doivent voir, son martyr et sa fin,
Car tous doivent voir, comment ça va finir,
On parle du dernier jour, ici, pas du matin,
Mais bien du soir ultime, qui achève tout plaisir,

Par une grande extase, dans une gerbe de sang.
Puis soudain il arrête, et cesse de hurler,
Ce n'est plus nécessaire, car voilà maintenant,
Ses geôliers qui arrivent, qui viennent l'enchaîner.

L'astre du jour sublime, décline lentement,
Tandis que les apôtres, se cachent dans chaque recoin,
Lorsqu'ils apprennent tôt, que leur maître, prestement,
S'est rendu bien trop vite, à la loi des romains.

L'agonie sera longue, et les tourments nombreux,
Mais dans vingt siècles encore, on en reparlera,
Et si pour juda, le rôle fut malheureux,
Pour son maître adoré, ce fut bien pis je crois.

C'est ainsi que s'achève, cet amusant récit,
De la dernière journée, du reste de nos vies.

(Extrait de ''La Théorie de l'Amour Fou'', de S. Alteirac, encore non paru mais protégé. Tout droit réservés.)
_________________
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MessagePosté le: Jeu 13 Mar - 12:39 (2014)    Sujet du message: Publicité

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