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Dragons
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Auteur Message
fantasyman73
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MessagePosté le: Mar 10 Juin - 09:31 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Bon, nous allons parler des dragons ces créatures mythologiques ou peut être pas, éh oui figuré vous que j'ai trouvé un documentaire disants que des archéologues avaient trouvés un squelette de tiranosaure avec... deux paires d'ailes rétractables en faite ces ailes étaient comme celles des chauve souris bizard non ??


Réagissez !!!!
Ont is existé ou pas voila la questions
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MessagePosté le: Mar 10 Juin - 09:31 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Tetranecro
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MessagePosté le: Mar 10 Juin - 09:42 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Oui appeler communement pteradon ...

Sinon, oui ils ont exister, saint michel a tué le diable incarné en dragon.
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Elrohir Elendil
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MessagePosté le: Mar 10 Juin - 10:27 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

oui sa existe ( les dragons de comodo) c'est un gros lezard

sinon ben si sa n'avait pas existé on en parlerai pas
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Ilmarinen
Invité

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MessagePosté le: Mar 10 Juin - 19:45 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Selon la draconia ils existent, et ce sont des esprits du plan astral
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fantasyman73
Invité

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MessagePosté le: Ven 13 Juin - 11:02 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Oui, d'accord mais pour vous ils existent ou pas ??
Bien entendu nous parlons de la réature mythologique, celle qui crache du feu et qui vole dans les air.
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Tetranecro
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MessagePosté le: Ven 13 Juin - 11:05 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

elles existaient, maintenant je ne m'avancerait pas a dire qu'elles existent encore. Sauf a part sur les iles galapago etc ... ou plusieurs sont des cousin eloigné.
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fantasyman73
Invité

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MessagePosté le: Ven 13 Juin - 11:14 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Ok, cla me rassures car c'est bien d'avoir des livres etc... mais il faut aussi son opinion moi perso je pense que oui ils ont existés, ils deaient être immense et majestueux et dangereux aussi...
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Kody
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MessagePosté le: Ven 13 Juin - 23:10 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Oui ils ont existé à une époque, c'est mon opinion, mais il devait être encore plus beau que l'on dessinait avant.
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Kidrik_Malak
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MessagePosté le: Ven 13 Juin - 23:53 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Pour moi les dragons existe et ils me passionnent! J'essaye de les étudier mais c'est pas évident. Ils sont tellement nombreux que c'est vraiment pas facile. Sinon le Dragon est le symbole de la puissance et de la sagesse. Ils faisaient peur mais n'était pas si agressif que ça. Il chassait pour se nourrir la plus part du temps. Sinon là ou je suis je n'ai pas mes livres pour continuer à étudié je vous en direz plus quand j'aurais fini certains chapitre.
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fantasyman73
Invité

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MessagePosté le: Sam 14 Juin - 00:21 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Ok je suis impatient.
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Kody
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MessagePosté le: Sam 14 Juin - 12:55 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

tu me prévient quand tu auras terminer ton étude, bon chance^^
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Tetranecro
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 02:30 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Ouais, j'aurais aimer en savoir un peu plus dessus, bien que le sujet étant hermetique m'ait vite gonfler. Seul ceux qui ont acces a ce genre de document peuvent nous en dire plus.
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fantasyman73
Invité

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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 10:46 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Bon j'ai une bonne nouvelle pour ceux qui s'interresse au dragon j'ai fait un article dessus sur mon blog (il estt rès long)
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fantasyman73
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 11:01 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

Du coup je vas mettre mon article ici


Beaucoup de choses a dire donc attention article très très long.

Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, gardien des sabres au Japon, maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale.

Dans la tradition européenne (mythologie grecque, celtique et nordique), il s'agit d'une créature ailée et soufflant le feu, son corps écailleux s'inspire des reptiles, ses ailes de la chauve-souris. Il a donné son nom au dragon de Komodo.

Le terme dragon désigne également des créatures similaires d'autres cultures, comme les ryuu (en japonais: 竜) japonais ou les dragons chinois.

Mythe universel (absent sous cette forme sur le continent américain, il est remplacé par le bénéfique serpent a plume des aztèque incas et mayas), le dragon est cependant un symbole opposé selon les civilisations. En Occident, il est avec le serpent l'un des symboles du mal, de la Nature sauvage et indomptable sous toute ces formes, l'ennemi de l'Humanité, voire la représentation du léviathan dans l'Apocalypse de saint Jean.

La culture occidentale est riche en chevaliers tueurs de dragons sauroctones : Siegfried issu des légendes germaniques ou saint Georges par exemple. Dans les récits médiévaux, le symbolisme du dragon a toutefois diminué : il est en quelque sorte l'adversaire obligé que tout véritable paladin se doit d'avoir occis au moins une fois. L'auditoire serait déçu si l'histoire ne renfermait pas au moins un récit de combat contre un dragon. Dans les récits plus anciens, datant de l'Antiquité, le symbolisme est pleinement vivant : le sauroctone représente le Christianisme naissant, luttant contre le dragon de l'Apocalypse, le Diable, l'empereur romain persécuteur, il s'agit en fait de récits symboliques, de paraboles, à une époque où persécutions et délations obligeaient les Chrétiens à s'exprimer en termes imagés pour parler de la situation religieuse.

Par la suite, la ferveur populaire personnalisa l'idée de la lutte du Christianisme contre le Paganisme en créant des personnages ou en attribuant à des personnages réels des images prises au pied de la lettre. Il semblerait ainsi que saint Georges soit en fait le Christianisme se répandant à Beyrouth et victime des persécutions de Dioclétien. L'existence même de saint Georges fut mise en doute par l'Eglise catholique elle-même dès le Ve siècle, non pas en raison de la présence d'un dragon dans l'histoire (le monde connu par les Occidentaux étant alors si peu étendu, on ne savait pas s'il en existait ou non) mais à cause du manque de sources et des incohérences (le saint Georges historique tuant un dragon plusieurs siècles après sa propre mort).


Tout cela a fait naître une iconographie médiévale si abondante et si largement diffusée explique qu'on a cru longtemps à l'existence des dragons avant que l'exploration complète du globe à la fin du XVIIIe siècle, ne fasse apparaître leur inexistence. A titre de comparaison, la découverte d'ossements de mammouth en Sicile à la fin du XVIIIe siècle, fit dire qu'on avait trouvé le squelette du géant Polyphème, le cyclope tué par Ulysse...


En Orient, le dragon est au contraire un objet de vénération en tant que porteur de lumière et de sagesse (les dragons luong et ryu font partie du tembu pour protéger l'enseignement de Bouddha, le Dharma). Un tel contraste dans un mythe aussi répandu laisse perplexe. A moins que le dragon ne soit la représentation des luttes intérieures des différentes facettes de la psyché humaine...

Autour du mystère se sont construits deux mouvements de fans des Dragons cités ici à titre de curiosité :


Classer une créature par définition fantastique dans une taxinomie scientifique est une naïveté doublée d'un non-sens, cependant, la draconologie, une sorte d'étude anatomique raisonnée et comparée des Dragons cherche à répondre à la question suivante: "Si les Dragons existaient, comment seraient-ils structurés afin de respecter les lois de l'évolution naturelle ?"
La magie draconique, une sorte de shamanisme totémique tournant autour des dragons.
Les dragons on le pouvoir de cracher du feu et de voler


Origine du dragon [modifier]
Une hypothèse sur l'origine des dragons remonterait aux premières civilisations. Les habitants auraient trouvé des ossements de dinosaures. Ce serait comme cela que les légendes sur les dragons seraient apparues. Cependant, cette théorie n'explique pas l'universalité du mythe, puisqu'il est assez rare de trouver ces fossiles à l'air libre, dégagés par l'érosion. De manière plus probable, les dragons apparaissent, sous une forme ou une autre, en même temps que les autres monstres de l'imaginaire. Les plus anciennes traces connues remontent à 6 000 ans environ, dans une tombe du Henan, en Chine : formée de coquillages, sa forme se détache nettement aux côtés du défunt. La découverte de cette tombe ne datant que des années 1980, il est possible que d'autres recherches archéologiques trouvent au monstre une origine plus ancienne, dans un futur proche. Cependant, il s'agit là d'une figure religieuse imaginaire, tout comme le sont le sphinx, les sirènes ou toute autre créature fabuleuse. Celles-ci s'appuient davantage sur des espèces animales existantes, que l'homme hybride à sa fantaisie, que sur la découverte d'un squelette gigantesque de dinosaure. On trouve ainsi des monstres aux formes semblables, mais néanmoins différents, dans presque toutes les cultures antiques, et ces mythes se sont par la suite "contaminés" les uns les autres, pour s'approcher de la figure actuelle, désormais universelle.


Pourquoi est-il présent dans tant de civilisations? [modifier]
Le dragon est composé des 4 éléments qui sont présents dans le monde entier :

L'eau (dans laquelle il nage)
L'air (où il vole)
La terre (où il marche, et parfois où il se cache)
Le feu (qu'il crache)
Tous ces éléments sont présents dans chaque civilisation, c'est pour cela que le dragon est présent presque partout. Cela a beaucoup intrigué les scientifiques qui se sont mis en tête de retrouver des ossements de ces behemoths et on en a pu arriver à confondre un squelette d'ours avec celui d'un dragon.


Les trois « âges du Dragon » [modifier]
On peut distinguer trois grandes étapes dans l'histoire des croyances liées au Dragon, trois « âges du Dragon » dans l'histoire des hommes, correspondant aux stades successifs de Dragon cosmique, c'est-à-dire Dragon, force de la nature et par là même Dragon-Dieu ; de Dragon-gardien, principe qui veille et qui protège ; et de Dragon maléfique, force du mal.

Dragon cosmique, à la fois ange ou démon, serpent et oiseau... conflit mythique qui a toujours hanté l'imagination des hommes. Certaines légendes s'arrêtent à cette opposition. Ainsi il a été découvert une gravure préhistorique représentant le combat de l'Oiseau et du Serpent se disputant l'Œuf du Monde. On retrouve en Égypte le combat entre Horus, le soleil mais aussi le faucon, et Typhon (ou Apophis), le Dieu Serpent. En Inde, le serpent Kāliya combat Krishna. De même le soleil aztèque s'oppose au serpent. Dans la mythologie égyptienne, Apophis, le dragon des Ténèbres, était vaincu chaque matin par Rê, le dieu du Soleil.

En revanche, d'autres mythes réunissent ces deux forces, primitivement antagonistes, en un être hybride, appelé « serpent à plumes », comme Quetzalcoatl, ou « dragon ».


Le dragon cosmique : puissance de la nature et symbole de la régence [modifier]

Puissance du ciel en Chine [modifier]

Dragon chinois lors d'une "danse du dragon"Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, et ils sont souvent à l'origine des Dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du Dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel » : leurs vêtements de parade, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de Dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un empereur envoie en présent à un chef rebelle qu'il n'avait pu vaincre par la force, une somptueuse robe brodée de dragons.

Ce dragon est la manifestation de la toute-puissance impériale : la « Face de Dragon » désigne l'empereur, la « Perle du Dragon » la sagesse du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong dit un jour, paraît-il : « on ne discute pas la perle du dragon ». Voulait-il faire entendre que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause ?

En 1894, ce n'est pas si lointain, le gouverneur de la Province de Moukden aurait interdit la construction d'un chemin de fer : on croyait en effet qu'un dragon vivait sous terre à cet endroit, et l'on craignait que les trains ne lui brisent la colonne vertébrale...

De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du Dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie en Chine : il ouvre les yeux et c'est le jour, il les ferme et c'est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d'autres dragons.

Toujours en Chine, les dragons jouent également un rôle essentiel dans l'agriculture. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s'endormir, voire s'enivrer, et c'est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l'ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du Dragon hors de son temple pour l'exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n'aiment pas trop le soleil...

Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation :

La première de ces manifestations est le "dragon invisible", à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
La deuxième est nommée "dragon des champs", à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
La troisième se nomme "dragon visible", et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
La quatrième est le "dragon bondissant" : la plante croît et donne ses fruits.
La cinquième est dite "dragon volant", à l'image des graines et pollen qui essaiment.
La sixième enfin est le "dragon planant", c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.
On retrouve cette association du dragon avec l'élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs de certaines provinces chinoises, en souvenir du suicide en 290 avant J.-C., du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps. Les chinois le nomme " Mow saï "


Dans la légende arthurienne [modifier]
On retrouve d'ailleurs cette assimilation du dragon à la toute-puissance du Chef en Bretagne, avec le Roi Uther (père d'Arthur) surnommé « Pendragon », ou « tête de dragon ».

Restons en Bretagne un instant, pour évoquer Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était légendaire dès l'enfance. Le tyran Vortigern, celui-là même qui avait exilé Uther Pendragon et ses frères, pour usurper leur trône, voulait bâtir une forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts de ses ouvriers, et les invocations de ses mages, l'édifice s'écroulait à peine sorti de terre, et de ses fondations s'élevait une clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait condamner le jeune Merlin, que sa naissance illégitime désignait comme victime idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution : « il y a dessous le sol, juste au point où la construction doit prendre appui, deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent à éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils s'agitent, et les murs s'écroulent. » Le tyran fit creuser plus profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que gagna finalement le Dragon Rouge. Merlin donna alors la signification de ce combat : « Roi, je te dirai que ces dragons représentent, le rouge, la nation Bretonne, le blanc, toi, Vortigern. Ce pays, tu le possèdes indûment. Mais le Dragon rouge est en route, malheur au Dragon blanc, car il court sa perte. »

Nous retrouvons ces dragons habitant la terre dans les légendes concernant Mélusine, et, plus généralement, la Vouivre. La terre, elle-même, a longtemps été comparée à un dragon, et les anciens nommaient Veines du Dragon ces courants telluriques qu'ils essayaient de concentrer en y élevant pierres levées et monuments.


Le dragon-gardien [modifier]

Le gardien des trésors [modifier]

Statuette représentant un dragon endormiLe rude combat qui mettait en lice dragon et soleil (symbolisé par le lion, dans la tradition perse), serpent et oiseau, retraçant sans doute le combat que livraient nos premiers ancêtres contre les éléments, cède peu à peu la place aux grands exploits mythiques peuplés de dragons gardiens de trésors, et dont les demi-dieux ou héros deviennent les acteurs.

Du Proche-Orient à la Chine, l'Irlande à la Méditerranée, le monde des traditions et légendes est peuplé de veilleurs et gardiens mono- ou multicéphales, munis d'écailles, de griffes et d'ailes, crachant le feu ou les vapeurs mortelles, et montrant la garde des trésors que seuls les plus courageux essaieraient de leur ravir.

Dans l'Antiquité, au Proche-Orient, le dragon symbolisait le mal et la destruction. Cette conception se retrouve, par exemple, dans l'Enuma Elisha, œuvre épique de la littérature mésopotamienne (v. 2000 av. J.-C.). Incarnation des océans sous forme de dragon, la déesse Tiamat, l'un des principaux personnages de cette légende, commande aux hordes du chaos et son anéantissement précède l'apparition de l'univers ordonné.

La mythologie grecque nous dresse un arbre généalogique particulièrement fourni en dragons. Échidna engendra d'une première union avec Typhon aux cent têtes de dragon, l'Hydre de Lerne, Chimère et Cerbère, le chien aux trois têtes des Enfers. Puis elle s'unit à Orthros, et enfanta, entre autres monstres, le Sphinx, le Lion de Némée, Ladon, gardien du Jardin des Hespérides, et l'Aigle de Prométhée. Le héros présentant le plus beau tableau de chasse est sans doute Hercule qui, au cours des 12 travaux que lui imposa Héra, rencontra, entre autres, plusieurs de ces monstres.

Ces dragons qu'affrontent les héros personnifient parfois des dangers naturels, tels Charybde et Scylla (autre fille d'Echydna), gouffre et rocher bien réels près du détroit de Messine, ou le dragon gardant le jardin des Hespérides, qui personnifie le Gulf-stream entourant ces îles, ce grand serpent de la mer, ou grand dragon des océans, tels que le connaissaient toutes les traditions de navigateurs, Vikings, Danois, Saxons, Celtes.

Ce trésor que gardent les dragons, quel est-il ? Souvent enfoui au fond d'une caverne, symbole du cœur caché de la Terre, de la matrice où le héros, tel le récipiendaire des anciens Mystères d'Éleusis, doit mourir pour renaître, ou caché au fond des mers, le trésor (qu'il soit, selon les légendes, or, pierres précieuses ou Pierre du dragon, perle ou autres joyaux, Œuf de serpent ou oursin des mers) représente la vie intérieure, et les dragons qui gardent ces trésors, gardiens féroces d'un lieu interdit au profane, ne sont que les images de nos désirs et de nos passions qui nous empêchent d'accéder à ce qu'il y a au plus profond de nous. Descendre dans l'antre du Dragon, c'est sans doute descendre au fond de nous même pour nous préparer à recevoir la lumière. L'or, métal réputé inaltérable et pur, symbolise souvent sous différentes formes cette lumière, ce trésor à découvrir en nous-même. Dans la mythologie grecque, il apparaît sous la forme des pommes d'or du Jardin des Hespérides que parvient à dérober Héraklès. Les pierres précieuses, autre forme de trésor enfoui au fond de l'antre du dragon, ne seraient-elles pas le pâle reflet de cette pierre symbolique : « pierre cachée des Sages », ou « pierre brute » ?

Dans la tradition chinoise, le dragon veille sur la perle miraculeuse qui renferme la sagesse et la connaissance, pure comme l'or, symbole de perfection spirituelle et d'immortalité. Ce trésor est associé à la vie, à l'énergie vitale, à la lumière, au bonheur, à la vertu, à tout ce qui est positif et digne d'être recherché.

Dans l'Évangile de saint Matthieu, la perle figure le Royaume des Cieux. Elle « ne doit pas être jetée aux pourceaux » : une autre manière de dire que la connaissance ne doit pas être livrée inconsidérément à ceux qui n'en sont pas dignes, ou qui n'y sont pas préparés. Le christianisme fait écho de cette éternelle mise en garde à l'égard de celui qui accède à une connaissance sans y être préparé, ainsi qu'à l'égard de celui qui, tel Prométhée, dévoile sans permission cette connaissance aux profanes.

La perle du dragon rappelle aussi l'escarboucle que porte au front la Vouivre, et qui lui permet de voir et de se diriger.

La mission essentielle du Dragon-gardien de trésor est de tuer tous ceux qui convoitent celui-ci, et qui ne possèdent pas un cœur assez pur. Seul le héros, celui qui a été élu par les Dieux, du fait même de sa sincérité et de la pureté de son cœur, pourra, grâce à des artifices, et souvent grâce à l'aide d'une femme, s'emparer du trésor et accéder à l'immortalité de l'âme et à la Connaissance suprême.

On retrouve ce thème dans l'Ancien Testament lorsque Dieu, après avoir chassé Adam et Ève du Paradis Terrestre, fait garder l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal par des Chérubins (de l'hébreu כרוב, kerūb, pluriel כרובים, kerubīm) dont l'épée est flamboyante et dont l'effigie gardait l'Arche d'Alliance renfermant les Tables de la Loi. Là s'arrête le rapprochement, car la représentation du Chérubin est alors anthropomorphique (Livre de l'Exode chapitre 25, versets 18 à 22) et lorsque cette représentation évolua à l'époque d'Ezechiel vers une vision zoomorphique sous l'influence des civilisations mésopotamiennes( Ezechiel vivait et écrivait à Babylone au VIe siècle et en utilisait les symboles), elle n'eût rien à voir avec celle d'un dragon (Ez 1:5-28).


Le dragon apparait sur le Drapeau du Pays de GallesEn tant que gardien de trésor, le dragon préserve ce qui est essentiel dans les êtres et les choses. Le secret qui ne peut être révélé qu'à l'issue d'un affrontement entre celui qui le recherche et celui qui le garde caché aux regards des hommes ordinaires.

Et en fait, étymologiquement, le dragon est lui-même « regard » : le mot grec Drakon vient de derkomai, regarder ou fixer du regard. Les dragons seraient donc des monstres caractérisés par leur regard ? Le regard de la gorgone Méduse tue (ou pétrifie, selon la tradition) ceux qui le rencontrent (Persée parviendra à la tuer grâce au miroir qu'il utilisera pour ne pas rencontrer directement son regard), u autre monstre mythique, qui regarde, qui voit tout (Argos aux cent yeux, par exemple), possède la puissance, et peut surveiller, garder, le royaume ou le trésor qui lui est confié.

Les Parthes, au IIIe siècle avant J.C., avaient donné à leurs troupes de cavaliers-archers chargés de surveiller les frontières le nom de dragons. Le nom fut repris en France pour nommer des régiments de cavalerie combattant à pied mais se déplaçant à cheval sans qu'aucun lien ne soit établi entre l'étymologie de leur nom et les missions qui leur sont confiées : les régiments de dragons existaient bien avant que ne soient confiées des missions d'observation au 13e régiment de dragons parachutistes.


Le gardien des connaissances [modifier]
L'image du Dragon comme « voyant universel » nous renvoie à la connaissance mystique. Celui qui regarde révèle celui qui est regardé. Le regard du Dragon devient le symbole de la révélation. Le dragon est le miroir qui renvoie à l'homme l'image de sa nature cachée.

Il est difficile de ne pas évoquer aussi Python, cet autre dragon qui ne dévoile la connaissance à celui qui vient l'interroger à Delphes que par les révélations « hermétiques » de sa prêtresse.


Le dragon maléfique : l'incarnation du Mal [modifier]
L'évolution du dragon cosmique au dragon gardien se prolonge dans une véritable escalade. Le gardien devient actif, il rançonne les passants, exige des sacrifices, terrorise et ravage des pays entiers. Devenu méchant, destructeur, maléfique, le dragon-serpent peuple les contes. Certains évènements historiques alimentèrent cette image : l'arrivée de dragons envahisseurs. Ils arrivèrent par la mer, (ce qui n'étonna personne, à une époque où les navigateurs pouvaient lire sur leurs cartes marines : « au-delà de cette limite, habitent les dragons... »), Vikings venus du Nord sur leurs Drakkars et Snekkars à têtes de dragons ou de serpents ; mais aussi par la terre, Mongols et Tatares venus de l'Est, avec leurs étendards décorés de dragons.

Développé par des Méditerranéens, le christianisme hérite de l'image du dragon et lui fait dépasser le niveau mythologique pour une dimension métaphysique. Il devint le symbole de tout ce qui est opposé au christianisme, le symbole de la barbarie, de la Bête maléfique, incarnation de Satan et du paganisme. Déjà illustré depuis des millénaires, en Mésopotamie, et en Égypte, en Chine (où le dragon est, au même titre que les fleurs de cerisier ou les bambous, un sujet favori pour les peintres chinois, dont certains, comme Ch'en Jung, lui ont consacré leur œuvre), le dragon deviendra, avec le thème de l'Apocalypse, une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. L'art qui s'en inspire fait du dragon l'image du péché et du paganisme, dont triomphent avec éclat les saints et le(s) martyrs. Les personnages apocalyptiques sont surtout illustrés dans les sculptures des chapiteaux et des porches d'églises. Les dragons ornent souvent les majuscules et les fins de lignes des Psautiers enluminés. On ne compte plus les tableaux représentant saint Michel ou saint Georges terrassant le Dragon appellé aussi Draco Magnus.

L'Apocalypse de Jean décrit le combat du Dragon, et de la Bête de la Terre contre l'Agneau divin. le Dragon/Satan cherche à dévorer la femme qui accouche (la vierge Marie/le Christianisme qui se développe) qui est défendue par l'archange Michel que l'on reconnaît à son cri "Mich a El" ("qui est comme Dieu ? qui se prétend Dieu?"), cri de protestation devant l'audace orgueilleuse de Lucifer. Suite à ce premier combat qui représente la prédication du Christ et son sacrifice pour l'Humanité, le dragon est battu mais non vaincu.

Il est enchaîné pour mille ans (image du temps séparant l'avénement du Christ de son retour à la fin des temps) période pendant laquelle l'Humanité en ayant la possibilité de participer à la lutte contre le Mal, peut montrer par là son adhésion au Christ, en cherchant à mériter le sacrifice de ce dernier : c'est donc une période pendant laquelle l'Eglise et l'Homme conscient qu'il doit se libérer du Mal, luttent contre Satan avec l'aide de Dieu. Puis revient le temps de l'ultime combat (la fin du monde, le retour du Christ), et le dragon vaincu cède sa place au règne définitif de Dieu.

Satan, le dragon, celui qui voit tout, sait ce qu'il fait en s'opposant à Dieu : sa responsabilité est totale. L'Humanité, bien plus ignorante et par ailleurs séduite, fascinée par le serpent, est pardonnable. Elle n'a pour elle que son désir de bien faire, seule l'aide de Dieu lui permet de bien agir.

Ce récit de combat entre l'Agneau, Verbe triomphant, sauveur, et le dragon image de Satan, illustre le combat spirituel livré par l'homme à lui-même afin de maîtriser ses tendances destructrices et régressives et retrouver la plénitude de l'alliance originelle qui le lie à Dieu et dont le péché commis à l'instigation de Satan, l'a privé.

Le symbole de ce combat inspire toute la littérature chevaleresque même si en apparence, elle s'attarde plutôt sur les péripéties. La puissance du dragon demeure mais n'est plus invincible : il n'est plus que l'adversaire du bien, destiné à être détruit. Le devoir des Chevaliers est de le terrasser, il n'y arrivera qu'en étant pur et le purifiera encore.

Champion de la foi chrétienne, le chevalier doit être un preux, courageux et au cœur pur. Indifférent aux biens matériels, il ne possède que son cheval et ses armes, qu'il conquiert grâce à ses victoires. Les vertus acquises résident dans l'être, non dans l'avoir. En ce sens, le combat contre le dragon représente une épreuve initiatique. Le dragon symbolise l'adversaire le plus fort, le plus merveilleux que l'on puisse combattre. De même, l'enjeu du combat est souvent capital pour le héros : délivrance d'une princesse inaccessible, acquisition d'un objet au pouvoir puissant, reconnaissance éternelle des populations délivrées. Cet enjeu incarne le but de la vie du chevalier où priment l'absolu et les vertus cardinales (courage, maîtrise de soi, etc.) qui doivent lui permettre d'arriver à cette liberté intérieure qui résume l'idéal chevaleresque : valeur et pureté absolues. La valeur établit la dignité de l'homme nouveau, de l'initié. La pureté est indispensable, elle seule lui donne accès au trésor, à la connaissance de sa propre nature. Ainsi, celui qui affronte le dragon avec succès devient-il ce qu'il est, atteint-il sa réalisation pleine et entière.

Dans un registre semblable, la tradition populaire mais non l'hagiographie officielle chrétienne qui ne les reconnait pas, rapporte des histoires où des religieux (ermites, moines, saints, etc.) arrivent à dominer des dragons souvent par la seule force de leur prière et l'aide d'un simple objet (corde, écharpe) : en-dehors de l'aspect pédagogique présentant la victoire du Bien sur le Mal, cette action n'est possible que grâce à l'intégrité des saints, qui montrent ainsi par leur vie exemplaire qu'il est possible de combattre aussi bien les forces naturelles que surnaturelles. L'agneau plus fort que le dragon, l'amour plus que le haine.

Donc, le dragon possède différentes significations selon les cultures.
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Elrohir Elendil
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 11:46 (2008)    Sujet du message: Dragons Répondre en citant

cool ton article
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:57 (2016)    Sujet du message: Dragons

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